Paris, une esplanade nommée Ben Gourion - Chroniques d’un Jour J pour les amis Français d’Israël …

Publié le par franceisraeldijon

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A la veille de ce jour important, en raison des perturbations SNCF, des militants pro-palestiniens – pardon – anti-israéliens appellent sur la toile à partir dès le 14 au soir ou très tôt le lendemain pour ne pas manquer la soi-disante grande manifestation contre l’évènement auquel nous allions participer.

 

6 heures. A peine arrivés en gare de Dijon, nous avons la confirmation que le train prévu à 6 heures 20 ne circulera pas aujourd’hui.

 

Notre détermination reste totale et nous constatons que le prochain TGV part à 6 heures 53. Dijon n’est qu’à 1 heure 40 de Paris …

 

Première bonne nouvelle de la journée : le TER de 5 heures 53 pour Paris annoncée la veille sur le réseau social Facebook par une militante dijonnaise anti-israélienne aura plus d’une heure de retard.

 

Nous partirons donc après elle (ah tiens, la voilà qui monte dans son train sur le quai voisin … la mobilisation locale de nos adversaires est à son comble : 3 personnes dans le train … et elle semble bien seule à représenter le camp de la haine !) et nous arriverons bien avant elle !

 

8 heures 35. Arrivée Gare de Lyon. H-2 avant l’évènement tant attendu. Métro jusqu’au pont de l’Alma (au fait, où sont passés les « zouaves » voulant empêcher l’inauguration ? Pas encore arrivés !).

 

Nous traversons la Seine et observons le dispositif de sécurité qui se met peu à peu en place. Quai Branly : nous retrouvons un de nos amis de Dunkerque, Daniel Oren, bientôt rejoints par notre amie Josiane Sberro.

 

Nous nous dirigeons en direction de la passerelle Debilly où se trouve l’accueil des invités. Quelques personnes sont déjà là …

 

10 heures. Nous franchissons les portiques de sécurité et nous voici sur la promenade qui deviendra dans quelques minutes l’Esplanade Ben Gourion.

 

Nous prenons place sur les chaises installées à cette occasion. Arrivés dans les premiers, nous nous retrouvons placés juste derrière les rangs réservés à la délégation de l’Etat d’Israël, aux représentants des deux Ambassades, aux élus du Conseil de Paris, aux élus du 7e arrondissement, …. A quelques mètres de nous, le carré presse est déjà bien rempli.

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10 heures 15. La garde et la musique militaire se mettent en place.

 

Toutes les chaises ont prises, beaucoup de monde reste debout. Nous apercevons dans la foule l’arrivée de quelques personnalités : le Grand Rabbin Gilles Bernheim, Richard Prasquier, Muriel Touaty, Valérie Hoffenberg, Anne Hidalgo, Pierre Aidenbaum, le Père Patrick Desbois, nos amis de l'Ambassade d'Israël en France, Shlomo Morgan, Sammy Ravel, Valérie Germon-Houri, … et retrouvons d’autres amis de France-Israël : l’Amiral Darmon, Michel Fulop, Laurence N’Guyen, Jacqueline Schwartz, Evelyne Vainer, …

 

10 heures 40. Arrivée des officiels. Madame le Maire du 7e arrondissement de Paris, l’ancienne Garde des Sceaux, Rachida Dati est la première à s’exprimer derrière le pupitre placé sous un chapiteau au fond du duquel nous voyons un portrait du Fondateur de l’Etat d’Israël et les deux drapeaux nationaux. Devant le pupitre, une plaque de rue attend patiemment que l’on procède à sa découverte.


Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a courageusement proposé à son Conseil d’adopter cette délibération en juillet 2008 - votée à l’unanimité d’ailleurs, contrairement à ce que veulent faire croire certains détracteurs aujourd’hui – salue en toute amitié le Président de l’Etat d’Israël, rend un vibrant hommage à David Ben Gourion, revendiquant et assumant pleinement sa décision.

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Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël, témoin vivant de l’action de David Ben Gourion qu’il a suivi, s’est exprimé avec sérénité et grandeur, s’attardant sur de nombreux souvenirs et anecdotes laissés par son prédécesseur, notamment lors de ses visites à Paris au moment de le présidence française du Général de Gaulle.

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La cérémonie était ponctuée par d’émouvantes interprétations a capella de la chanteuse Nourith. Les élus ont procédé à la découverte de la plaque indiquant la nouvelle dénomination de la promenade de 584 mètres, située au droit du quai Branly entre le numéro 15 et le numéro 61.

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12 heures 30. Les hymnes nationaux Hatikva et Marseillaise retentissent, marquant la fin de cette cérémonie.

 

12 heures 45. Les participants repartent chacun de leur côté, certains prolongent la discussion, réjouis et heureux d’assister à un beau moment d’amitié partagée entre la France et Israël …

 

D’autres immortalisent ce moment en s’attardant devant la plaque fraîchement dévoilée et le portrait du premier Premier Ministre israélien.

 

Avant de repartir pour Dijon à bord d’un train que nous savions déjà annulé, nous décidons de poursuivre cette belle journée en allant déjeuner avec quelques amis de l’AFI.

 

Nous remercions les organisateurs de cet évènement, et tout particulièrement la Mairie de Paris pour ce courage politique qui inscrit au cœur de la capitale française une part d’Israël.

 

Plus qu’à un acte symbolique, nous avons assisté à un acte fort d’amitié qui s’est déroulé bien loin des tumultes et oppositions annoncées, malgré les pressions en tout genre qui sont apparues ces dernières semaines.

 

Un de nos grands écrivains français, Georges Duhamel, a écrit : « les peuples ont deux histoires, celle qui s’écrit dans les chancelleries et celle qui s’inscrit dans le cœur des hommes ».

 

Nul doute que ce jour-là restera longtemps inscrit dans le cœur des participants.

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Monique Thébault et Yannick Hoppe
France-Israël Dijon

Publié dans France Israël

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