"Guilad Shalit" 27 Juin "Changement de Mentalité"

Publié le par franceisraeldijon

dijon pour guilad

UN CHANGEMENT DANS LES MENTALITES !!



Manifestation sous la canicule, place de la Libération lundi 27 juin à 18 heures… pour crier le soutien à Guilad Shalit.

Guilad Shalit, franco-israélien, otage depuis 5 ans de Hamas, que la Croix-Rouge n’a pu visiter, dont les parents sont sans nouvelles…

Guilad Shalit, dont on ne sait même pas s’il est encore vivant !...

Mais les mentalités changent : en abordant les passants pour les informer, on constate que le voile est en train de se lever et que « le cas Guilad Shalit » commence à être plus connu du public qu’il ne l’était jusqu’à présent !

Mobilisons-nous donc tous, et de plus en plus, pour que cesse cette inhumaine incarcération.

Les participants à cette manifestation se sont tous attribué le visage de Guilad pour crier leur détermination à se joindre à tous les mouvements qui commencent à s’exprimer pour obtenir la libération de Guilad.

Monique Thébault, Présidente de France-Israël Dijon, a présenté les buts de cette manifestation (texte ci-joint) et a lu l’émouvante lettre de la mère de Guilad.

 

 

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Dijon le 27 Juin 2011

Chers Amis,

Chers Amis d’Israël

Nous étions déjà sur cette place le 22 Mars 2009 pour les 1000 Jours

Nous étions déjà sur cette place le 25 Juin 2009 pour les 3 Ans

Nous étions déjà sur cette place le 24 Juin 2010 pour les 4 Ans

Et nous somme encore là aujourd’hui le 27 Juin 2011 pour cet insupportable anniversaire

5 ANS !

Cela fait 5 Ans que Guilad Shalit, jeune franco-israélien âgé de 24 ans aujourd’hui, a été enlevé par le Hamas le 25 Juin 2006 par des groupes armées palestiniens, lors d’une attaque menée sur une base
de l’armée située du côté Israélien, de la clôture séparant la bande Gaza d’Israël, et nous disons bien  « ENLEVE SUR LE SOL ISRAELIEN »

Guilad est un otage, pas un prisonnier de guerre.

Il est aujourd’hui l’otage français détenu depuis le plus longtemps dans le monde. Et il est toujours le plus jeune.

Aujourd’hui, nous ne savons pas si Guilad est toujours vivant, la dernière preuve de vie de Guilad remonte à septembre 2009, dans une vidéo, on le voyait amaigri.

5ans de souffrance, chaque seconde qui s’écoule est un risque supplémentaire, une seconde pendant laquelle la vie de Guilad est en danger, plus le temps et moins nous avons de chance de le revoir.

Ce soir à Dijon

Nous exigeons du Hamas qu’il nous fournisse des preuves indiscutables que Guilad est toujours vivant

Nous exigeons que la résolution du 11 MARS 2010, du parlement Européen appelant à la libération immédiate de Guilad SHALIT soit appliquée.

Nous demandons au gouvernement Israélien de tout mettre en oeuvre pour parvenir à sa libération

Cela fait 5 ANS qu’aucune organisation humanitaire, notamment la Croix Rouge Internationale qui s’est vue le Jeudi 23 Juin 2011 encore refuser par le Hamas le droit de le rencontrer, n’a pu s’assurer de sa santé, ni de ses conditions de détention en violation totale des règles internationales.

Nous en appelons à la mobilisation des citoyens, de tous ceux qui pensent qu’on n’a pas le droit de priver un être humain de sa liberté, des ses droits les plus fondamentaux.

Que chaque citoyen n’oublie pas que quelque part au Proche Orient, un jeune français est otage depuis 5 ANS

Nous demandons au Président de la République française et à son gouvernement de continuer à démontrer sur ce dossier la même détermination qui a conduit à la libération des infirmières Bulgares et d’Ingrid Bétancourt

Nous attendons des médias qu’ils fassent connaître cette situation comme ils le font quotiennement pour d’autres otages

Alors que partout en France se sont déroulés des rassemblements pour demander sa libération, notamment à Paris :

Le Jeudi 23 juin à la mairie du 6ème en présence de Mr Lecoq un panneau avec le portrait de Guilad a été apposé

Le samedi 25 juin sur la façade de l’hôtel de ville.

Ce soir à Paris

Des accrochages du portrait Guilad sont prévus

A la Mairie du 9ème en Présence Mr Bravo

A la Mairie du 3ème en Présence de Mr Aidenbaum

A la Mairie du 12ème en présence de Mme Blumenthal

Nous en appelons également aux élus locaux pour que le portrait de Guilad soit affiché sur les mairies, les conseils généraux et régionaux

Nous assurons la famille Guilad de nos pensées et de notre soutien en cet anniversaire douloureux.

Nous restons et serons toujours mobilisés aux côtés de sa famille, de la France et d’Israël jusqu’à sa libération.

 

 

Monique Thébault
 Présidente France Israël Dijon

Maison des Associations Boîte DD2
2 Rue des Corroyeurs
21068 DIJON CEDEX

franceisraeldijon@wanadoo.fr

http://www.france-israel-dijon.org

 

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« Le cri de la maman de Guilad Shalit »
AVIVA SHALIT

 

« C’est mon enfant, le premier souffle auquel j’aie donné vie, que mon corps ait engendré, que j’aie respiré et aimé.

 

 

Le son de sa voix ne m’a jamais quittée de ces vingt dernières années, depuis l’instant précis où il est venu au monde et jusqu’à notre dernière conversation téléphonique :

« Maman, je rentre à la maison, tu entends ? »

Et comment que je t’entends, mon enfant, et très clairement, comme ton tout premier cri.

J’entends encore tes lamentations la nuit quand tu étais bébé… Tu ne me laissais aucun répit. Je m’allongeais à tes côtés et te réconfortais. Lorsque tu as été malade pour la première fois, j’étais effrayée comme une petite fille, alors qu’il ne s’agissait que d’une simple grippe.

Le jour de la rentrée des classes, je t’ai accompagné au cours préparatoire, et ce jour-là tu m’as fait promettre que je serais là pour venir te récupérer après la classe.

Je me suis exécutée et pendant toutes les années qui ont suivi, jamais je n’ai manqué à ma promesse.

J’ai placardé tes dessins d’enfant sur le réfrigérateur, et jusque sur les murs de la cuisine, juste pour que tu saches qu’ici c’est ta maison. Ici, avec moi, parmi ces vieux dessins. Sans parler des souvenirs encore plus anciens…

Tu as grandi trop vite, devant mes yeux vieillissants et fatigués. Le jour de ta Bar-Mitsva, j’ai brusquement réalisé à quelle allure insensée tu avais poussé, et à cet instant précis, j’étais la maman la plus fière du monde.

Puis tu es devenu un jeune homme modèle, charmant et intelligent. « C’est mon enfant », me disais-je alors avec fierté. « Oui, c’est mon enfant. »

Lorsque tu as commencé à sortir avec les copains, tu emportais avec toi à chaque virée une partie de moi-même.

Je t’embrassais chaudement et te recommandais d’être prudent.

 « Ne t’inquiète pas, Maman, disais-tu, je suis un grand garçon. »

Mais rien n’y faisait.

Si je m’éveillais la nuit, je dirigeais instinctivement mon regard vers la montre.

 « Où peut-il bien être ? » Je restais alors là à attendre ton retour.

Pourvu simplement que tu me reviennes sain et sauf.

 Et ce n’est qu’au moment où me parvenait ce bruit caractéristique de ton corps s’affalant de tout son long sur le lit que je savais que tu étais rentré à la maison, auprès de moi.

Je pouvais enfin fermer l’oeil sereinement.

Le jour où tu as décroché ton permis de conduire, que tu as commencé à emprunter la voiture, je priais systématiquement pour qu’il ne t’arrive rien, que le véhicule n’aille pas dans le ravin, qu’on ne te percute pas et que tu évites de prendre le volant à chaque fois que cela n’était pas indispensable.

Et sur ce plan-là, tu ne m’as jamais déçu : tu es à chaque fois revenu sain, entier et heureux de vivre. Je m’enivrais de ton sourire, même si j’en payais le prix fort par l’éternelle anxiété et les nuits sans sommeil.

Au moins j’avais la certitude que tu ne manquais de rien.

Les battements de mon coeur se sont accélérés le jour où, à 17 ans, tu as répondu à ton premier appel militaire.

Tu en es revenu épanoui, gratifié d’un potentiel physique élevé : la fierté illuminait ton visage.

La nuit qui a suivi, je n’ai pas fermé l’oeil.

 Je priais pour que tu ne t’engages pas dans une unité combattante, que tu ne serves pas dans une zone dangereuse.

Je t’ai imploré, mais tu n’as pas écouté mes prières.

Tu disais vouloir protéger ta patrie.

Mais ce n’est pas la patrie qui t’a élevé. C’est moi qui t’ai élevé ! Moi seule !

Depuis ce jour où tu as refermé la porte derrière toi pour te rendre à la base de recrutement, tout à ton émotion de servir la patrie, j’ai commencé à compter les jours qui te sépareraient de moi avant que tu me reviennes.

Chacun des Chabbatot où tu es rentré, j’ai rendu grâce au Ciel, juré de fréquenter la synagogue et d’observer la totalité des 613 Mitsvot, et de remercier l’Eternel de m’avoir rendu mon fils.

Mais, à chaque fois, ces serments sont restés sans effet, happée que j’étais par l’urgence de laver et repasser tes uniformes et la préparation de tes repas…

Ce jour sombre où ont retenti trois coups secs frappés à la porte, j’ai tout de suite compris que quelque chose n’allait pas.

J’ai ouvert la porte en implorant le Ciel de ne pas y trouver les personnes qui — précisément — se trouvaient là : deux hommes en uniforme flanqués d’un infirmier.

L’un d’eux, ton commandant, m’a serré la main avec vigueur. Je n’ai pas eu besoin d’entendre ce qu’il avait à me dire.

La nuit qui a instantanément envahi mes yeux et comme bloqué mes artères me faisait comprendre que quelque chose clochait. Quelque chose était arrivée…

Au journal télévisé on a montré des photos de toi.

Et moi j’étais là, prostrée, en pleurs. Je suis allée à la synagogue.

J’ai prié. Jusque dans mon sommeil agité et confus, je prie pour que tu reviennes…

C’est mon enfant. Mon enfant, kidnappé à Gaza.

Mon enfant, qui peut-être ne reviendra pas… »

 

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