De Durban 2001 à la conférence d’examen dite « Durban 2 » en 2009 - Quels enjeux pour la lutte antiraciste, pour les droits humains et la démocratie ?

Publié le par franceisraeldijon

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Malka Marcovich, historienne, auteur de l'ouvrage paru en août 2008 aux Editions Jacob-Duvernet Les Nations Désunies : Comment l'ONU enterre les droits de l'homme, a réalisé une note faisant un état des lieux précis des négociations à l'approche de la conférence d'examen de Durban, qui se tiendra à Genève du 20 au 24 avril 2009.

 

Cette note a été remise aux participants d'un colloque "DURBAN II: LA DEMOCRATIE ET LES DROITS DE L'HOMME EN DANGER!!" réuni à Paris le dimanche 1er mars 2009, à l'initiative du groupe Africa International et de l’Institut Français de l'Intelligence Economique.

 

Le débat était animé par Edwige ELKAIM. France-Israël Dijon était représentée par Monique Thébault et Yannick Hoppe.

 

Ce qui se trame à Genève, sous couvert des Droits de Homme, est une énorme mascarade grave de conséquences de discriminations et de fausses accusations.

 

Un document à lire de toute urgence ... !!!

Note sur Durban 2 d'après un texte de Malka Marcovich

 

Une réponse aux critiques d’Israël (Source : Primo-Europe - article de Yigal Walt) - Six clichés que vous allez constamment entendre ces jours-ci, et leur démenti


1) « La réponse d’Israël à Gaza est disproportionnée »


Depuis quand une guerre est-elle une équation mathématique ?


L’objectif de base de toute partie en conflit est d’infliger le maximum de dommages à l’ennemi tout en minimisant ses propres pertes. Y a-t-il quelque chose de proportionnel dans la guerre américaine en Irak ? Ou dans l’invasion irakienne du Koweït ? Ou de la récente guerre russe contre la Géorgie ? Israël fait exactement ce que n’importe quel pays a fait dans le passé. C’est comme ça que ça marche, la guerre.


Est-ce qu’un citoyen britannique se plaindrait du « trop peu » de soldats britanniques tués en Irak ? Probablement pas.
Et de façon plus élémentaire : l’infériorité militaire palestinienne n’est pas un indicateur de supériorité morale.

 

L’insistance palestinienne à recourir à la violence en dépit de cette faiblesse militaire nous indique peut-être une erreur de jugement, mais sûrement pas un signe de vertu morale. Etre faible militairement ne fonde pas le droit palestinien.

 

2) « Mais les Qassams ne tuent pas »


En fait, les Qassams tuent. Pas assez souvent, peut-être, mais des dizaines d’Israéliens ont été tués et blessés par les roquettes tirées ces dernières années. De plus, les Palestiniens tirent en ce moment des roquettes Grad de longue portée, avec une charge explosive encore plus puissante. De telles roquettes ont tué 2 Israéliens lundi.


Cependant, au-delà des chiffres de victimes, les dommages psychologiques provoqués par la menace continue des tirs de roquettes sont incalculables. Qui en Occident accepterait de voir sa famille vivre sous des attaques constantes de roquettes et être régulièrement réveillé par les sirènes au milieu de la nuit ? Est-ce que quelqu’un vivant dans ces conditions apprécierait qu’on lui dise que « ces roquettes ne tuent pas » ? Probablement pas.

 

3) « Tout est de la faute du siège exercé par Israël. Israël devrait autoriser l’aide à rentrer à Gaza »


Israël a régulièrement autorisé les marchandises à rentrer dans Gaza tout au long du « siège ». Les Palestiniens ont pu compléter ces livraisons par le ravitaillement de contrebande via les centaines de tunnels (bien sûr, ils auraient pu importer encore plus de nourriture s’ils n’avaient pas utilisé les tunnels pour faire entrer des missiles).


Le jour précédent l’opération Plomb fondu, Israël a autorisé des dizaines de camions transportant de l’aide à rentrer dans la bande de Gaza. Mardi, 100 autres camions – le double du nombre habituel- sont censés entrer à Gaza dès que le ministre de la Défense aura approuvé le transfert.


En bref, Israël autorise l’aide à rentrer à Gaza (mais devinez qui a la plupart du temps gardé ses passages transfrontaliers fermés jusque-là ? Oui, c’est ça, l’Egypte).

 

4) « Pourquoi Israël n’est-il pas d’accord pour tout simplement renouveler la trêve ? »


D’abord, quelle trêve ? Les groupes terroristes ont continué de tirer des roquettes tout le long de la trêve, même si parfois ils tiraient peu, et même si la communauté internationale ne semblait pas beaucoup s’en préoccuper.

 

Ceci étant, Israël a clairement déclaré qu’il souhaitait étendre la trêve. Nos dirigeants l’ont dit clairement encore et encore.


Mais les leaders du Hamas ont clairement déclaré que la trêve prendrait fin le 19 décembre, et ils ont commencé à bombarder les communautés du sud d’Israël avec des dizaines de roquettes tous les jours.

 

EN bref, personne ne s’étonne que même l’Egypte condamne cette fois le Hamas.


5) « Mais le Hamas a été élu démocratiquement – Pourquoi Israël n’accepte pas ce fait ? »


Bien que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes, il a pris Gaza par la force, jetant violemment les membres rivaux du Fatah vers leur mort du haut des immeubles, tirant sur les autres au niveau du genou dans le but déclaré de les mutiler. Quelle démocratie.


Quoiqu’il en soit, Israël reconnait de facto que c’est le Hamas qui dirige Gaza, et c’est pourquoi, précisément, il est justifié d’attaquer la bande de Gaza effectivement gouvernée par une entité terroriste. Israël n’a pas lancé l’opération parce que le Hamas est au pouvoir, mais parce que le Hamas est une organisation terroriste qui prend délibérément pour cibles les civils depuis 8 ans, avec des milliers de roquettes.

 

6) « Israël vise des civils »


Voulez-vous dire que « l’une des armées les plus puissantes du monde » bombarde Gaza depuis des jours, en déployant une puissance aérienne massive, en lançant des centaines de bombes, pour en fin de compte tuer un total de 50 victimes civiles et quelque, dans « l’endroit le plus peuplé de la terre » ?


Deux options se présentent : A) l’armée israélienne ne vise pas les civils, ou B) les pilotes israéliens sont nuls. Nous penchons pour l’option A.


En effet, Israël prend toutes les précautions pour éviter les victimes civiles, grâce notamment à des munitions précises et des techniques spécialisées. En fait, personne dans le monde ne fait cela aussi bien que l’Etat juif.

 

Opération « Plomb durci » : questions et réponses (Source : Ambassade d'Israël en France)


Contre qui lutte Israël ?


La population civile de Gaza n’est pas l’ennemie d’Israël. C’est le Hamas contre lequel lutte Israël. Les cibles visées sont toutes des cibles de l’Organisation terroriste : camps d’entraînements, infrastructures militaires, ateliers de fabrication de missiles et de roquettes, ou responsables militaires.

Israël a-t-il fait preuve de retenue ?


Depuis de longues années, le territoire de Gaza est utilisé par les organisations terroristes pour agresser Israël par le biais de tirs de roquettes, missiles, obus de mortiers et autres engins meurtriers, délibérément envoyés vers des localités civiles israéliennes. Israël a quitté la Bande de Gaza en juillet 2005. Aucune explication valable ne peut justifier ces agressions permanentes contre Israël. Tout au long de ces années, Israël a fait preuve de retenue en déployant tous les moyens et en explorant toutes les options, y compris diplomatiques et politiques pour mettre un terme à ces agressions.

Les tirs du Hamas sont-ils des crimes de guerre ?


Incontestablement, les tirs de missiles, roquettes, obus de mortier et autres engins meurtriers lancés par le Hamas, de manière délibérée, contre des localités civiles israéliennes, notamment la ville de Sdérot, constituent, au regard du droit international, des crimes de guerre, en ce sens qu’ils ont pour objectif volontaire, de toucher aveuglément de exclusivement, des populations civiles.

Y-a-t-il une disproportion dans la réponse d’Israël ?


La proportionnalité d’une riposte ne doit pas être établie de manière mécanique à la lueur de l’arithmétique des pertes et du nombre des victimes d’un côté ou de l’autre, mais en fonction de l’ampleur de la menace qui pèse. En maintenant plus de 700.000 citoyens israéliens civils sous la menace permanente des tirs aveugles d’engins meurtriers de manière permanente, et ce, sans aucune provocation israélienne, le Hamas perpètre des crimes de guerre et choisit de ce fait délibérément la confrontation militaire. Il porte la responsabilité de la situation actuelle.

Israël a-t-il violé la trêve ?


Faisant preuve de retenue, malgré des violations permanentes de la part du Hamas, Israël a accepté la trêve afin de permettre à l’option diplomatique de pouvoir déboucher sur une solution permanente. C’est le Hamas qui a refusé de poursuivre cette trêve en tirant dès le lendemain, plus de 80 missiles sur la population civile israélienne.

 

Comment l’aide humanitaire arrive-t-elle à Gaza ?


Israël ne recherche pas à provoquer une crise humanitaire dans la Bande de Gaza. C’est la raison pour laquelle nombre de convois, y compris d’aide humanitaire, sont autorisés à entrer dans le territoire de Gaza, en coordination avec les autorisés concernées. Depuis le début des opérations, plus de deux cents camions représentant des centaines de tonnes de nourriture, médicaments et autres équipements y compris des ambulances, ont été acheminés, en provenance d’Organisations internationales, de pays étrangers et autres organisations non gouvernementales.


La population de Gaza est-elle otage du Hamas ?


Les responsables du Hamas ont délibérément choisi de maintenir en otage la population civile de Gaza, utilisée en tant que bouclier humain et ce, dans l’objectif de provoquer le maximum de pertes civiles palestiniennes afin que la condamnation d’Israël soit la plus sévère possible. Les tirs de missiles ont tous lieu à partir de sites de concentration de populations civiles. Il en va de même des ateliers de fabrication de missiles et entrepôts de munitions, sciemment installés à l’intérieur de maisons d’habitation.

 

Le Hamas est-il- un partenaire de paix ?


Le Hamas est une organisation terroriste reconnue comme telle par l’ensemble de la Communauté internationale, y compris l’Union européenne. Sa mainmise obtenue par la force sur Gaza, a entraîné une situation extrêmement difficile, essentiellement pour la population palestinienne de ce territoire. Le Hamas continue de refuser de se plier aux exigences de la Communauté internationale : reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël, renoncer à la violence et au terrorisme et accepter de respecter les accords israélo-palestiniens déjà conclus. A ce titre, le Hamas se disqualifie comme partenaire de paix.

Publié dans France Israël

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